Journée de la Terre à la Toronto French School

27 avril 2016 – Estelle Codjovi, Bénévole Ecoloodi

La semaine de la Terre 2016 s’est tenue du lundi 18 avril au vendredi 22 avril 2016. A cette occasion, la Toronto French School (TFS) – école privée bilingue de Toronto – a réalisé avec ses élèves de nombreuses activités écologiques. Le lundi 18 avril à 17h, Ecoloodi était invité et a eu le plaisir d’ouvrir la soirée avec une conférence intitulée “Pourquoi notre eau est-elle importante ?”.

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Un public d’une cinquantaine de personnes a assisté à la conférence : élèves, parents d’élèves, personnel de l’école mais aussi public extérieur. Nous vous proposons de revenir sur cette belle soirée riche en chansons, contes, voyages et témoignages qui a permis au public d’en apprendre un peu plus sur l’eau.

Ouverture de la conférence

« Je demande et j’encourage les élèves à agir, la planète compte sur vous » Dr. González, Directeur Général de la TFS.

Lors de son discours d’ouverture, Dr. González rappelle au public que l’eau concerne chacun d’entre nous. Ensuite, Catherine, élève de 11ème année et préfet du club environnemental de l’école, prend la parole pour présenter Dr. Ludiwine Clouzot – Fondatrice d’Ecoloodi, accompagnée du conteur autochtone Serge Gagnon.

“Pour moi, l’eau est une problématique importante qui n’est pas suffisamment prise au sérieux par les jeunes” Catherine, élève de la TFS

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Du Canada au Benin…

Dr. Clouzot revient sur son voyage au Bénin en janvier 2015 et raconte les difficultés liées à l’eau : problèmes d’hygiène, d’accès à l’eau, de systèmes sanitaires et de manque d’accès à l’éducation. Une réalité dans laquelle des femmes mais aussi des enfants doivent parcourir jusqu’à plusieurs dizaines de kilomètres par jour pour aller chercher de l’eau, et ce, parfois dès l’âge de 5 ou 6 ans.

Dr. Clouzot a eu le plaisir lors de son voyage, d’aller à la rencontre d’écoliers et du personnel enseignant de 8 écoles différentes – publiques et privées – à travers tout le pays. Elle a même organisé un Skype entre les écoliers de Cotonou et les élèves de la TFS. Abe – élève de de la TFS qui avait participé à cet échange sur Skype – témoigne :

« Avant, je n’étais pas trop éduqué sur l’eau. Notre enseignant M. Plantiveau nous avait demandé de préparer des questions en avance. Ce qui m’a le plus étonné, c’est la marche quotidienne pour aller chercher de l’eau. Moi je ne pourrais jamais y arriver ! On est vraiment chanceux d’avoir accès à l’eau potable au Canada » Abe, élève de la TFS.

Retour à Toronto, Canada

Dr. Clouzot rappelle que le Canada doit lui aussi faire face à certaines problématiques. En effet, des régions, notamment dans le Nord, n’ont pas toujours accès à l’eau potable. Mais ce n’est pas tout, il y a aussi beaucoup de gaspillage d’eau, de la pollution, des espèces invasives et une consommation importante d’eau en bouteille qui, a l’échelle mondiale, dégrade certains écosystèmes.

“L’eau du robinet est bonne à Toronto. Buvez l’eau du robinet et diminuez votre consommation d’eau en bouteille. Prendre soin de l’eau, c’est prendre soin de nous » Dr. Ludiwine Clouzot.

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L’eau virtuelle

Savez-vous ce qu’est l’eau virtuelle ? Il s’agit de l’eau nécessaire à la fabrication de biens de consommation. Daria et Linda, 2 élèves de 11ème  année, nous présentent leur travail : il faut respectivement 20 000 litres d’eau pour faire un t-shirt et 16 000 litres d’eau pour produire 1kg de bœuf. Ces élèves nous invitent à réfléchir sur nos habitudes de consommation.

« 20 000L d’eau pour produire un tee-shirt en coton. Réfléchissez avant d’acheter et de jeter vos vêtements » Daria et Linda, élèves de la TFS.

Vidéos, contes et chansons

De la vidéo H2O- l’histoire d’une petite goutte – dessin animé sur le cycle de l’eau produit par Ecoloodi – à la bande-annonce du film de Yann Arthus Bertrand La soif du Monde, Dr. Clouzot nous fait voyagé. La conférence s’achève avec un conte et deux chansons rendant hommage aux autochtones et à l’eau.

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“ Ce type de conférence permet de donner du sens à une problématique souvent abstraite et d’échanger” Quentin Debecker, enseignant à la TFS

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